« Les pieds dans l’eau »

« Les pieds dans l’eau » est un film du réalisateur sénégalais d’El Hadji Mamadou Niang (Leuz.)

Ce film nous montre les graves conséquences des inondations de la dernière saison de pluies à Dakar, une ville peu développée de l’Afrique. À travers plusieurs personnes, ont découvre des différents points de vue, des différentes vies, et des différents espoirs du futur.

Les images de Pikine, un quartier de la banlieue de Dakar, transmettent le chaos dans lequel vivent ses habitants pendant six mois toutes les années. Ils sont littéralement les pieds dans l’eau toute la journée, même lorsqu’ils sont chez eux. Dans ce quartier, ainsi que dans d’autres quartiers de cette région, il n’y a pas de canalisations, et c’est pourquoi ils doivent subir annuellement ces inondations, qui entraînent de nombreuses maladies dues à la mauvaise hygiène qui attire certains insectes (comme les moustiques, qui provoquent le paludisme).

De plus, les inondations ont encore plus de conséquences. L’électricité est coupée dans  la région et donc, beaucoup de personnes ne peuvent pas continuer leur travail avec normalité, comme la situation du producteur de musique. Les infrastructures et les maisons ne peuvent non plus résister aux incessantes pluies, ce qui aggrave le problème.

Ces mauvaises conditions de vie provoquent une large variété de réactions. Certains se résignent, trop habitués, année après année, à être ignorés par la mairie et le gouvernement, qui ne proposent rien face à ce problème.

Une autre partie de la population, les jeunes, n’envisagent même pas la possibilité de rester à Pikine. Pour eux, la seule solution est de partir vers un autre pays, souvent la France, pour pouvoir assurer leur futur. C’est le cas d’un des protagonistes du film, qui à travers la musique (le rap) dénonce leur difficile situation, et essaye aussi d’abandonner le Sénégal vers un pays plus développé.

Finalement, le film montre aussi une autre réaction : celle du producteur de musique. Celui-ci, sachant que le pouvoir repose en réalité dans le peuple, a une attitude plus révolutionnaire et invite à tous les autres habitants à le rejoindre, puisque le gouvernement ne prend pas des mesures pour les aider à surmonter les difficultés de la saison de pluies, il pense que ce sont eux-mêmes ceux qui doivent changer le cours de choses en prenant le pouvoir. 

Ana.M

Voir le fim

Présentation géographique et faits

 
 
 
 
 

Vue aérienne de Pikine (Sénégal) Auteur USGS

Pikine, ville nouvelle crée à partir de 1952, est considérée avant tout comme un village de « déguerpis » (Populations déplacées autoritairement pour les besoins divers d’aménagement urbain).

Pikine est une étape pour les populations de l’intérieur du pays venues chercher du travail à Dakar. Ces dernières finissent généralement par s’installer définitivement dans cette banlieue qui se trouve à 15 minutes seulement de voiture du centre ville.

Pikine qui couvre une superficie de 92,5 km² est constituée en deux parties : Pikine ancien et Pikine régulier. L’habitat spontané se développe au point qu’aujourd’hui, on distingue le Pikine régulier du Pikine irrégulier. Ces deux zones d’habitations se distinguent par leur mode d’implantation : un lotissement et un assainissement régulier pour le premier ; une occupation spontanée du fait du relogement des populations déguerpies de certains quartiers populaires de la ville de Dakar pour le second. Ce qui leur est commun est l’absence d’assainissement, surtout dans les zones inondables et les anciens lits de rivières. [1]  

 
 
 
 
 
 

sites.univ-provence.fr/.../Photo_Vespal_1.jpg

Les inondations de 2009 ne sont malheureusement pas des événements uniques : lors de chaque saison pluvieuse, les inondations reviennent, avec une fréquence et une ampleur de plus en plus fortes d’année en année. Ces inondations ont des effets dévastateurs, surtout là où les habitations et les rues sont dans un mauvais état. Pikine est une communauté densément peuplée avec environ 3.000 habitants par kilomètre carré. Les petites maisons, habituellement constituées de deux chambres, sont séparées par des rues étroites, les systèmes d’égouts et d’élimination des déchets sont presque inexistants. Ces faits peuvent expliquer en partie pourquoi cette région est touchée chaque année .

 Dans les quartiers de Pikine Est et de Pikine Ouest, plus de 2000 personnes ont en effet perdu leurs maisons et tous leurs biens dans les inondations, qui se sont transformées en un terreau fertile pour les moustiques et pour la propagation du paludisme. Ces conditions d’hygiène déplorables augmentent le risque de propagation de maladies telles que le choléra et les diarrhées. Les enfants et jeunes, qui représentent 55% de la population de ces quartiers, sont particulièrement vulnérables à ces menaces. [2]

Ces inondations issues de causes diverses et plus ou moins complexes ont des répercussions sur pratiquement toutes les dimensions de la vie sociale des populations à savoir la Santé bien sûr, mais aussi, l’Habitat, l’Economie, la Religion . La baisse des revenus des ménages et l’appauvrissement de ces derniers; l’insécurité, les conflits entre habitants se traduisant par la dégradation progressive de leurs relations. C’est dire donc que les inondations installent chez les populations, l’inquiétude, la peur, l’anxiété, en un mot le désespoir.[3]

Voir galerie photos

  

 

 

 Si un minimum d’aménagement n’est pas effectué et un certain nombre de règles respectées en matière d’urbanisation, on risque de continuer à vivre les problèmes vécus ces dernières années . Actuellement, on s’installe comme l’on veut dans certains quartiers spontanés (et parfois même réguliers) sans tenir compte de l’état du terrain, sur des zones jusque là réservées aux eaux de pluie et considérées comme des zones inondables mais dont l’écosystème avait été bouleversé par l’absence de pluies. L’absence ou le non fonctionnement des réseaux d’évacuation trop petits ou obstrués par les ordures ménagères et envahis par le sable aggravent le problème.

Pikine est une ancienne zone verte qui n’aurait jamais dû être une zone d’habitation et dont l’occupation massive est la cause de toutes les catastrophes.[4]

Nous avons pris contact avec des étudiants de Pikine afin de leur poser quelques questions sur la situation actuelle et nous attendons leur courrier que nous difuserons dès que possible.

Notre opinion.

Une fois de plus nous sommes donc en face d’une erreur humaine.

Peut-on modifier la circulation de l’eau sans risquer un jour d’en payer très chèrement les conséquences ?

Partout il existe le phénomène naturel de crues, un phénomène qui peut se reproduire chaque année ou à quelques années d’intervalle, mais lorsqu’une rivière inonde le fond inhabité d’une vallée, cela n’engendre pas une catastrophe. Par contre, lorsque qu’une plaine alluviale est aménagée et habitée, l’inondation devient alors une catastrophe, dont les causes sont autant naturelles qu’humaines. Bien souvent, l’ampleur du phénomène et les dégâts qu’il provoque sont dus à des aménagements inadaptés.

Dans le cas de Pikine, ces terres autrefois affectées au maraîchage sont d’autant plus exposées qu’elles sont situées sur des zones humides naturelles, à deux pas d’une mer où le littoral souffre d’érosion. Et une déforestation massive des collines environnantes ne peut qu’aggraver le tout.

 

Nerea.V, Ana. A et Ana.M

 Bibliographie

 [1] Site: Quartiers du monde

 Consulté le : 08/5/10 

Titre page: Quartiers du monde, histoires urbaines 

Disponible: http://www.quartiersdumonde.org/fra/qdm/pikine/presenta.php

 [2] Site: SOS villages d’enfants monde 

 Consulté le : 08/05/10 

Titre page: Inondations récurrentes au Sénégal 

Disponible: http://www.sosve.lu/fr/decouvrez-sos/news/inondations-recurrentes-senegal

 [3] Site: collectif des associations pour le développement
Consulté le : 08/05/10
Titre page: situation géographique

Disponible: http://www.web-africa.org/cadttk/fichiers/geographie.htm

 [4] Site: All africa.com
Consulté le : 08/05/10
Titre page: Sud quotidien
Disponible:
http://fr.allafrica.com/stories/200810100437.html

 

 

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