Eau, bien vital.

La vie n’est pas possible sans eau.

 Elle fait partie intégrale de tous les êtres vivants.
Le manque d’eau potable est un problème crucial du 21ème siècle. Depuis cent ans, la consommation d’eau augmente deux fois plus vite que la population.

 L’eau potable est devenue accessible à quelque 1,6  milliard de personnes depuis 1990, et à ce rythme, le monde devrait atteindre la cible de l’OMD 7 concernant l’eau potable. Mais plus de 1 milliard d’individus n’y a toujours pas accès, et 2,5 milliards n’ont pas accès à des services d’assainissement de base.

D’ici à 2025, la demande risque d’augmenter de 650 %. Aujourd’hui 1,4 milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable. Selon les prévisions des Nations Unies et de l’Unesco, ce chiffre pourrait passer à 2,5 milliards en 2025, soit un tiers de l’humanité. Nous devons impérativement nous acheminer vers une nouvelle culture de l’eau afin que son usage soit compatible avec sa conservation et avec l’amélioration des systèmes aquatiques.

La pénurie d’eau s’aggrave

A peu près partout dans le monde, l’intégrité des écosystèmes aquatiques se dégrade, réduisant leur capacité à produire de l’eau douce potable. Cette capacité est réduite du fait des ponctions excessives réalisées dans le cadre des activités humaines sur les eaux de surfaces comme dans les nappes phréatiques. Mais aussi à cause de leur pollution, et de plus en plus en raison de précipitations réduites et d’une évaporation accrue liées au changement climatique.

Dans de nombreuses parties du monde, comme en Asie de l’Ouest, dans la plaine du Gange en Inde, en Chine du Nord ou sur les hauts plateaux d’Amérique du Sud, la consommation d’eau dépasse déjà la capacité des ressources à se régénérer. La situation est particulièrement tendue en Asie, qui abrite 58 % de la population mondiale avec seulement un tiers des ressources en eau de la planète.

L’avenir s’annonce plus difficile encore : d’ici à 2025, les prélèvements d’eau devraient encore augmenter de 50 % dans les et de 18 % dans les pays développés. A cette date, environ 1,8 milliard de personnes dans le monde devraient vivre dans des pays ou des régions connaissant des pénuries d’eau, tandis que les deux tiers de la population mondiale seront sous conditions de stress hydrique.[1]

De l’eau propre pour un monde sain.

C’est le thème retenu cette année 2010 pour commémorer la journée mondiale de l’eau qui s’est déroulée le 22 mars reflétant ainsi l’importance des deux thèmes, quantité  et qualité , pour la gestion des ressources en eau.
Conscients de ce problème des élèves de 5eme de notre établissement ont présenté une exposition sur ce thême et vous pouvez la découvrir sur leur blog.

 

Quelques chiffres qui devraient nous faire réfléchir .

L’agriculture et l’eau.

 L’agriculture est de loin le premier utilisateur d’eau, absorbant quelque 70% de la consommation totale. Les usages industriel et domestique ne représentent que 20 % et 10 % seulement de la consommation totale d’eau.
La question à se poser n’est pas « combien d’eau buvons-nous ? »(une moyenne de 2 à 5 litres par jour dans les pays développés), mais plutôt « combien d’eau mangeons-nous ? » (3 000 litres par jour dans les pays riches, selon une estimation).

Si l’agriculture n’améliore pas sa façon d’utiliser l’eau, la demande mondiale pour ce secteur passera, selon toute probabilité, de 70 à 90 % de la consommation totale [2]

Bientôt des « conflits de l’eau » ?

 L’eau est devenue une ressource stratégique. On considère qu’aujourd’hui, 2,8 milliards de personnes vivent dans des régions qui pourraient connaître des tensions du fait de l’accès à l’eau potable. En 2030, ce chiffre pourrait atteindre 3,9 milliards. Certains experts prédisent d’ores et déjà que les guerres du futur n’auront plus pour déclencheur l’accès au pétrole, mais bien l’accès à l’eau. C’est d’ailleurs déjà le cas dans certaines régions du monde, et en particulier entre des pays qui partagent un même fleuve ou une même rivière. Les pays situés en amont du courant peuvent potentiellement couper l’accès à l’eau des pays situés en aval du même fleuve.
Les eaux du Nil traversent par exemple 9 pays, avant de se jeter dans la mer Méditerranée. Le pays le plus en aval, l’Egypte, en dépend totalement puisqu’il ne pleut quasiment pas. Avec la croissance démographique, l’eau peut-elle manquer si les pays en amont, comme l’Ethiopie ou le Soudan, puisent toujours plus des eaux du Nil ?[3]

Le manque d’eau nous touche aussi.

Les Bardenas ( Navarra)

 La désertification prend de l’ampleur en Espagne. La triste réalité est que les formations aquifères s’assèchent. Le ministère espagnol de l’Environnement juge qu’un tiers du pays risque de se transformer en désert en raison des changements climatiques et de la mauvaise utilisation des sols.

La désertification (la transformation de terres arables en désert) a touché trois des 17 communautés autonomes qui composent l’Espagne, et d’autres communautés font face à de graves pénuries d’eau.
De grandes parties des communautés autonomes de Murcie, d’Andalousie et de Valence se désertifient lentement mais sûrement, et ce, pour plusieurs raisons.

La première et la plus évidente est le changement climatique. La température moyenne au pays a crû de 2,7 degrés Celsius depuis 1880, alors que la moyenne mondiale au cours de cette période se situe à 1,4 degré.

L’utilisation irresponsable des ressources représente une autre cause de la rareté grandissante de l’eau au pays. Par exemple, plus de 80 pour cent des ressources en eau du pays sont utilisées à des fins agricoles. L’agriculture fondée sur l’irrigation est en effet largement pratiquée parce qu’elle produit de meilleurs rendements et se révèle très lucrative pour les agriculteurs qui bénéficient de tarifs réduits sur l’eau. La pollution de l’eau représente un autre enjeu de taille. Elle est causée, entre autres, par l’utilisation grandissante de pesticides par les agriculteurs, ces polluants finissant par être emportés vers les réseaux d’alimentation en eau et s’y écouler. Des représentants du ministère de l’Environnement avancent que 33 pour cent des rivières espagnoles (qui s’étendent sur environ 25 000 kilomètres) sont gravement contaminées .[4]

Enfin , le secteur touristique demande de plus en plus d’installations dévoreuses d’eau comme les parcs aquatiques, les terrains de golf et les jardins, qui détruisent la ressource dont il dépend.  Chaque vacancier utilise jusqu’à quatre fois plus d’eau (entre 350 et 800 litres d’eau par jour)qu’un citadin espagnol moyen, selon un rapport du WWF, qui critique aussi la construction généralisée de terrains de golf et de piscines. L’arrosage d’un terrain de golf engloutit chaque année environ un million de m3 d’eau par hectare, soit autant qu’une ville de 12.000 habitants.
Les réseaux d’adduction et de traitement des eaux usées, « insuffisants, inefficaces voire inexistants », peinent à répondre à la demande estivale, ce qui ajoute à la pollution des maigres ressources. »Les eaux usées se déversent par gros volumes dans les usines de traitement ou bien dans les rivières et la mer parce que nombre d’installations touristiques se trouvent dans des zones isolées qui ne sont pas reliées aux égouts », souligne le rapport[5]

Ana.A, Ana M, Nerea V.
Bibliographie

[1] Site: Planète bleue.
Consulté le : 06/04/10
Titre page: Les 7 plaies d’une planète durable / Marc Chevalier
Disponible:
http://eau.apinc.org/spip.php?article925
 

[2] Site: C Durable info
Consulté le : 06/04/10
Disponible:
http://www.cdurable.info/L-eau-dans-un-monde-qui-change-Chiffres-cles-du-rapport-des-Nations-Unies-2009,1590.html

[3]Site: Actu’Nature
Consulté le : 06/04/10
Disponible:
http://inature.canalblog.com/archives/2009/03/27/13164142.html
 
[4]Site: Forum des Fédérations
Consulté le : 06/04/10
Disponible:
http://www.forumfed.org/fr/produits/revue/vol8_num1/espagne.php
 
[5]Site: Planète bleue info
Consulté le : 06/04/10
Disponible:
http://eau.apinc.org/spip.php?article210
http://eau.apinc.org/spip.php?article925
 
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